Samira Brahmia

Une sensibilté  trés féminine

(Les Nouvelles Confidences du 28 Septembre 2008)

Lundi 22 Septembre 2008, dans l’enceinte de l’auditorium du théâtre de verdure Laadi Flici régnait une ambiance électrique, l’impressionnante foule qui s’est agglutinait devant le portail et dans la cafet’ d’en face annonçait un événement grandiose :

La Norah

Jones

,

la Tracy Chapman

,

la Joan

Beaz

du bled : Smira Brahmia , la chanteuse à la voix chaude, altière et délicate était là pour un concert que tous les amateurs de la belle musique ne doivent pas manquer.

« Je suis très émue devant tout ce monde qui était là, j’avais à travailler beaucoup sur moi pour ne pas craquer en larmes sur scène, il y avait trop d’émotion, je suis très touchée » nous a t telle déclaré en aparté à la fin du spectacle.

C’est dans une salle archi comble ( à guichets fermés), même les allées ont été squattés, que Samira a offert un concert sublime et grandiose, sans démesure aucune.

Dés son apparition, en jean, chemise rouge brique et guitare en bandoulière ( la country attitude quoi !) elle suscite un torrent d’applaudissements et de youyous ; Elle attaque, en solo, Ludie, en anglais  ( ses fréquents séjours linguistiques aux USA et en GB lui donnait cet accent so british !), un chanson - hommage à une amitié qu’elle a noué sur la terrasse d’un café de la place Audin d’Alger alors qu’elle était encore étudiante en sciences Eco.

Rejointe par un quarté de musiciens, tous aussi doués les uns que les autres : Khelif, un virtuose de la guitare, son mari et le père de son enfant  de 2 ans Wassil  ( il est aussi le guitariste du mythique Orchestre National de Barbes et de Cheikh Sidi Bemol ), Eric à la basse, Toto à la percussion, et Hichem à la batterie, ensemble ils interprètent un morceau gnawi rehaussé aux son du bendir, une belle ballade mystico- mythique.

Aussi, Samira déroule l’album discographique de ses succès, en observant des haltes sur les titres l’ayant propulsés au devant de la scène international et plus particulièrement son dernier opus, Naylia ( un clin d’œil à sa mère la boussaadia) dans les bacs depuis juin.

Dans les notes de Samira il existe une certaine générosité, de l’émotion, beaucoup d’amour et de l’originalité et démontrent un éclectisme très recherché la mettant à l’aise dans tous les styles musicaux , aussi elle zappe du jazz « nature boy » aux sonorités celtiques « Feel the light » en passant par la variété «  la fabuleux destin » ( pas celui d’Amélie poulin, mais celui d’une femme algérienne en proie à toutes les injustices et intolérances )le Rai Aroubi très rythmé «  Ahmed Djadarmi » ( Ahmed le gendarme) – serait ce un hommage à son père ?- «  c’est vrai , mon père s’appelle Ahmed, mais il n’est pas gendarme, il est médecin » nous répond t elle en estivant un sourire  !

Elle a épaté son public avec « Afro blue », un morceau solo dans lequel elle joue avec ses cordes vocales comme si elle jouait d’un instrument à corde : époustouflant ! standing ovation pour Madame.


Si vous aimez le jazz, le blues et la country, le tout très légèrement saupoudré de rai et de Tindi , alors ne vous gênez pas, servez-vous, allez vite re « découvrir » cette chanteuse. Apres écoute, vous vous sentirez résolument  plus détendu .Et on dit quoi ?   Merci pour cette thérapie.

Interview express :

Entre 2 autographes qu’elle accorde à ses nombreux fans, Samira nous consacre quelques minutes pour cette interview express.

Nous avons découvert une artiste, avant toute chose, accessible, d’une grande humilité, humaine, sensible et d’une féminité délicate.

Bravo Samira, c’était génial !

Merci, mais je vous assure, je tremble encore d’émotion, regardez mes yeux , ils sont encore plein de larmes, les larmes de bonheur, le bonheur de me retrouver là, dans mon pays, parmi les siens et avec ce merveilleux public . ( Samira retient difficilement ses larmes)

Dites Samira, comment êtes vous venu à la musique ?

Vous savez, je suis née en France, dans le Doubs,  et j’y suis restée jusqu'à l’age de 5 ans, de retour à Chlef, la ville qui m’a vu grandir et de laquelle mon père est originaire, un curé m’a appris à jouer de la musique, le piano plus particulierment, ensuite c’est mon pére qui a pris le relai, il a tout fait pour nous donner ce goût à la musique, pour nous donner ce bagage qu’on peut porter avec nous n’importe où nous irons, je dis Nous, parcque il y a aussi ma Sœur cadette Faiza, pilote de ligne, qui est aussi une virtuose de la guitare, mon père s’est vraiment sacrifié pour nous donner cette culture musicale.

Un spectacle à chlef en perspective ?

Le wali de chlef vient de me contacter pour m’inviter à me produire dans cette ville, et ca ne peut être que du bonheur pour moi, me produire sur la terre de mon enfance, la terre qui m’a vu grandir, on ne peut pas refuser une telle sollicition, et ça va se faire très bientôt inchallah, mais pas que Chlef, pourquoi pas une tournée nationale ? 

A part ça, d’autres projets ?

Oui il y en a plein, mais c’est trop tot pour en parler, pour le moment je me consacre sur la promotion de mon nouvel album ‘Naylia) comprenant 12 plages dans tous les styles musicaux , un album qui parle d’amour, de la déchirure, de la souffrance, des états d’ame d’une femme.

On vous compare souvent à Norah Jones ? ca vous fait quoi ce genre de comparaison ?

Sincèrement, ça me flatte, j’aimerais bien avoir une carrière comme celle de Norah Jones, pour moi c’est un grand honneur, et ca ne vexe nullement pas !

Quelles sont vos influences musicales ?

La musique anglo- saxonne, du jazz, du bleus, j’aime aussi Sting, Police, Joan Beaz, Brassens, Simon and Garfunkel, Fadhela Dzirya, toute la belle musique quoi ?